Arthur OGER

Oger

Le Journal de Marche de Arthur OGER

OGER Arthur Jules Iréné
• né le 15 décembre 1884 à Domart-en-Ponthieu
  • fils de Ambroise, Edmond, menuisier, âgé de 29 ans et de Julienne, Marie, Pélagie, couturière, âgée de 28 ans
  • habite en 1911 à Pernois, il est ouvrier-boucher chez M. Allix, patron boucher
• Classe 1904
• Grade : 2ème Classe
• Corps : 328ème Régiment d’Infanterie
• N° Matricule
1. 010544 au Corps
2. 188 au Recrutement d’Abbeville
• Mort pour la France le 11 avril 1915 à la Croix-de-Champagne (Marne)
• Dcd des suites de blessures de guerre dans l’ambulance N° 15 du 11ème Corps.
• Transcription le 16 décembre 1918 à Franqueville
 
Après consultation des Recensements Tables et Registres du Bureau de Recrutement d'Abbeville, la fiche de Arthur OGER est absente
 
328ème Régiment d'Infanterie
En 1914, son casernement ou lieu de regroupement est Abbeville.
À la disposition du 2e corps d'armée.
Constitution en 1914 : 2 bataillons, puis 3 en juil.1915 (adjonction du bataillon de marche du 99e R.I.)
À la 4e D.I. de juin 1915 à oct. 1917, puis à la 52e D.I. jusqu’en nov. 1918.
3 citations à l’ordre de l’armée, fourragère verte
1914 Dun-sur-Meuse   bataille de Charleroi : en réserve à Virton  retraite vers la Marne  bataille de la Marne : ferme des Petites-Perthes, ferme des Méandres, Saint-Chéron (9-11 sept.), secteur de Vienne-la-Ville, bois d’Hauzy, ferme de Melzicourt (20/09)
Argonne (oct.-déc.) : Le Four de Paris, Saint Hubert, La Harazée, bois de la Gruerie
1915 Offensives d'Argonne (janv.-juin) : Marie Thérèse, Fontaine-Madame, la Sapinière
Les Éparges (juin-juil.) : le Bois-Haut, tranchée de Calonne
Bataille de Champagne : Tahure (30-31 oct.) le 328e y perd plus de 65 % de son effectif, cote 193 (nov.)
 
 
 
 
 
HISTORIQUE du 328e Régiment d’Infanterie
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Formé à Abbeville le 4 août 1914, le 328e régiment d’infanterie prend dès le 8 août une part active à toutes les opérations de la guerre.
Groupé en deux bataillons sous le commandement du Lieutenant-Colonel Lafitte, il s’embarque tout d’abord pour le C.R. de Laon, puis effectue divers mouvementsstratégiques dans la région de Dun-Sur-Meuse.
Dirigé ensuite sur Virton, il se trouve en réserve pendant la bataille de Charleroi. Il participe au mouvement de rempli général, passe la Marne et, reçoit le baptême du feu en coopérant avec la 48e brigade à une attaque menée contre la ferme des Méandres et les Grandes Perthes (Marne).
Le 12, il franchit à nouveau la rivière, et jusqu’au 15, entre dans la composition d’unedes colonnes de poursuite vers le Nord.
Le 20 septembre il relève au bois d’Hanzy, le 272e R.I., organise sommairement la position, et malgré une réaction violente de l’artillerie ennemie, arrête toutes les contreattaques allemandes. Les 26 et 27 septembre en particulier, il résiste vigoureusement à la ferme de Melzicourt à de furieuses attaques soutenues par une puissante artillerie.
Les pertes qu’il a subies sont légères, il a fait de nombreux prisonniers.
Il reste en position jusqu’au 14 octobre, et continue ensuite les travaux entrepris en arrière des premières lignes.
Le 20 octobre, le 328e RI est appelé à relever le 272e en Argonne dans le secteur compris entre Four de Paris et Saint-Hubert ; il ne le quittera que le 10 juin 1915.
Pendant toute cette longue période d’hiver, entrecoupée seulement de repos de quelques jours, le régiment est contraint de mener la vie morne et sévère des tranchées.
Placées dans des conditions d’installation improvisée, manquant de tout confort, obligées à une vigilance de tous les instants, les compagnies du 328e s’acquièrent une réputation des plus solides.
Dans ce secteur toujours agité, théâtre de combats quotidiens à Fontaine-Madame, à Blanloeuil, aux Enfants-Perdus, à la Sapinière, malgré une fusillade incessante, un arrosage régulier de bombes et de fréquentes explosions de mines, les Allemands verront échouer toutes leurs tentatives de pénétration dans nos lignes. Accueillies par de vives fusillades, leurs attaques en masse sont fauchées par nos mitrailleuses. Les anciens du régiment conserveront toujours un souvenir ineffaçable des héroïques faits d’armes qui s’ajoutèrent, pendant cette période, aux pages glorieuses de l’histoire du 328e R.I.
Le 20 octobre au bois de la Gruerie, attaquées en pleine relève, les unités du 6e bataillon sont entourées et isolées ; défendant pied à pied le terrain qui leur a été confié, elles repoussent de furieuses attaques et bien que décimées, tiennent tête à un ennemi bien supérieur en nombre, solidement retranché et appuyé de nombreuses mitrailleuses.
Du 17 au 21 décembre à la Harazée, sur un terrain accidenté et boisé rendant toutes liaisons excessivement dures, les soldats du 328e cramponnés à leurs lignes, résistent aux violentes attaques venues de toutes parts.
Par une série d’actes individuels de bravoure et d’audace, au milieu des combats ininterrompus, ils conservent toutes leurs positions.
Le 10 et 11 février 1915, toujours à la Harazée, malgré l’emploi par les Allemands d’un nouveau procédé de combat (bombes asphyxiantes), les vieux territoriaux et réservistes du 328e donnent une nouvelle preuve de leur vaillance en repoussant ; par des feux de mousqueterie bien ajustés, une attaque en masse dont la violence, ajoutéeà l’effet de surprise, devait garantir la réussite.
Le 328e quitte l’Argonne le 10 juin, il reçoit avant de partir, les félicitations du Général Duchesne, commandant le 32e C.A. qui s’exprime ainsi (O.G n° 429 du 32e C.A.) :
« Le 328e quitte le 32e C.A. auquel il est rattaché depuis 4 mois. Pendant ces 4 mois,
le 328e a soutenu sur les points les plus délicats, une lutte ininterrompue particulièrement dure au cours de laquelle sa valeur militaire s’est nettement affirmée.
En toutes circonstances, même aux heures les plus graves, il a fait preuve d’une énergie inlassable, d’un rare sang-froid et d’un courage digne d’éloges ».
« Dans la défense des positions qui lui étaient confiées comme au cours des attaques qu’il a conduites, il a montré tout ce qu’on pouvait attendre de lui. Le général commandant le 32e C.A. exprime son entière satisfaction à ce beau régiment parfaitement commandé et encadré »
Le 13 juin, le régiment est formé à 3 bataillons par l’adjonction du bataillon de marche du 99e R.I.
Le 16, il entre en secteur aux Eparges, sur cette fameuse crête, dans un terrain absolument bouleversé et rempli de cadavres, soumis à des bombardements continus ; il entreprend une série de durs travaux pour l’organisation défensive de la position.
Après un séjour de deux mois au secteur du Bois-Haut, Tranchée de la Calonne, il relève le 16 octobre, des éléments de la 105e brigade au N-E de Tahure ; c’est là qu’il devait s’illustrer de façon inoubliable et gagner sa première citation à l’ordre de l’Armée.
Ce secteur, qui venait d’être conquis de haute lutte quelques jours auparavant, n’était pas aménagé. La première ligne, faite d’éléments de parallèles de départ, n’avait ni boyaux, ni réseaux de fil de fer. Le régiment se met activement à l’ouvrage, et jusqu’au 26, travaille au milieu d’un calme relatif.
Le 27, commence le bombardement des positions, qui se poursuivra, avec une violence croissante, les jours suivants, occasionnant des dégâts et des pertes.
Dans la nuit du 29 au 30, des indices certains d’attaque sont signalés par les observateurs, et le 30 à 8 heures, le bombardement s’intensifie de façon inouïe, bombardement par obus de gros calibre, engins de tranchée, gaz asphyxiants. Il dure 7 heures consécutives ; à 15 heures, les vagues allemandes se précipitent enfin sur nos lignes, et réussissent à y pénétrer.
C’est alors que, malgré les vides importants causés par le bombardement, les 15 et 16e compagnies contre-attaquent et obligent l’ennemi à s’arrêter.
Les pertes sont sévères, le Colonel, les Commandants, Guerre et Marchal sont blessés. L’ennemi, très éprouvé lui aussi, ne fait pas de nouvelles tentatives ce jour-là.
Le lendemain 31, à 9 heures, le bombardement reprend plus terrible et plus meurtrier encore, le tir s’allonge et fait prévoir l’imminence de la ruée ; à ce moment le 4e bataillon sort de ses tranchées et se jette à la rencontre des bataillons bavarois, qu’il culbute et disperse. L’ennemi subit des pertes énormes ; épuisé, démoralisé, il regagne ses lignes
pour ne plus ne sortir.
Le 328e a perdu plus de 65 % de son effectif, mais il n’a pas cédé un pouce de terrain confié à sa garde, aussi le Général Pétain lui accorde t-il cette magnifique citation à l’Armée (O. G. 80 IIe Armée, 12 novembre 1915) :
« Sous les ordres de son chef le Lieutenant-colonel VALLIER, pendant les journées des 30 et 31 octobre 1915, soumis à un bombardement d’une violence inouïe par obus de tous calibres et gaz asphyxiants, bombardement qui bouleversa entièrement tranchées, boyaux de communication et abris et qui décima ses effectifs, en butte à des attaques violentes et répétées, menacé sur son flanc gauche, le 328e R.I., non seulement à maintenu dans son intégralité absolue le front confié à sa garde, mais encore par des contre attaques remarquables d’entrain et de vigueur, a rétabli la situation compromise à sa gauche et a fait subir à l’ennemi, des pertes énormes. Le 328e vient d’ajouter une page glorieuse à son historique »
« Signé : PETAIN »
Le 1er novembre, le régiment gagne des cantonnements de repos, où il demeure jusqu’au 14 janvier 1916.
Le 14 janvier, il remonte en ligne et occupe le secteur de Chauvoncourt et Saint-
 

Date de dernière mise à jour : 13/01/2016

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